Jean-Louis ARBARETAZ (1942-1995)

Jean-Louis ARBARETAZ (1942-1995)

Artiste peintre et graveur montluçonnais. Prix de Rome de gravure en 1966 avec « la clé des songes ».

Il naît à Montluçon le 1er mars 1942. La famille Arbaretaz a vécu rue Desaix et quai Rouget – de – Lisle dans cette même ville. Son père travaillait à l’usine Dunlop.

En 1952, il entre au collège des Conches à Montluçon où ses talents de dessinateur sont repérés par son professeur de français et de dessin, Mr Valignat, lui-même, peintre de bonne renommée.

En 1957, il poursuit ses études à l’école des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand. « C’était un personnage excessif et chaleureux », se souvient Henri Mazet. «  Un séducteur qui a été beaucoup inspiré par les femmes, passionné, engagé et plein d’humour » se rappelle Jean-Pierre Lhospitalier. Philippe Orliaguet évoque « un artiste habité par un certain mysticisme, dans une recherche métaphysique ». Jacques Pinon témoigne d’une rencontre qui a beaucoup compté dans sa vie : celle de l’écrivain marginal, révolté et mystico-farfelu, François Augieras, lors d’une exposition commune à Sarlat en 1967.

En 1963, il intègre l’école supérieure des Beaux-Arts de Paris et se forme à la gravure, burin et eau forte dans les ateliers Bersier et Lucien-Coutaud.

En 1970, il se marie avec Josette Phelouzat dont il aura une fille, Marie. Ils s’installent aux Naudins à Cérilly, en lisière de forêt de Tronçais. Artiste «  retiré du monde et cultivant son image de peintre maudit ». Ne disait-il pas de lui-même « Je suis un somnambule qui avance ». Jean-Louis avait des thèmes de prédilection, les femmes, les oiseaux, bien présents au fil de cette rétrospective.

Créateur protéiforme, artiste atypique, il s’éteint dans la nuit du 26 au 27 mai 1995, suite à  des problèmes pulmonaires.

Marie, sa fille unique, nous confie avec émotion :  « j’ai le souvenir d’un grand homme, très courageux, un artiste libre, toujours accompagné du doute ».

Une association travaille à la renaissance et à la promotion de l’œuvre du peintre graveur. Elle s’attache à retrouver peintures, gravures, dessins, collages voire sculptures.

Tâche exaltante que  cette réhabilitation initiée par la bande de ses anciens copains.